” Construire une maison, élever un enfant, planter un arbre, sont les trois choses à faire dans sa vie ” Vieil adage allemand
lundi 23 janvier 2012
mardi 16 août 2011
LE FRANC JARDINIER
C’est une vision totale qui l’atteint dans son cœur, comme un choc. A chaque fois, son cœur tressaille pour son jardin et il le remercie et rend grâce à Dieu de lui donner une telle joie. Joie de le contempler et de faire partie de lui.
Comme il s’avance dans le jardin, il comprend que chaque plante, chaque morceau de terre est vivant et chacun se relie aux autres par des fils invisibles, semblables aux fils de lumière que font les araignées sous les rayons du soir, dans l’herbe après la pluie.
Il capte des vibrations toutes différentes selon la nature interne de chaque chose, qui entre elles, chantent ensemble. Un bruissement organisé et balancé par le vent ondule dans l’air, en volutes. Tout est sexuel, sexué et même désirant. Dans l’air flottent les messages olfactifs de chaque parcelle de vie. Tout palpite, vibre, se déplie, se déploie et pousse, creuse ou s’élance, lutte inexorablement dans un même et bel élan. Tout se mélange, se divise, se transforme.
Il voit alors les bienfaits des rayons du soleil sur la chlorophylle, de l’eau abreuvant les racines, aspirée par les cellules. Il y a une connivence, une harmonie entre chacune de ces cellules. Et regardant ce spectacle, il sait à cet instant précis qu’il est solidaire de chaque être vivant.
Lorsqu’il s’approche encore il découvre qu’aucun des insectes, parasites, vers, oiseaux et rongeurs, aucune plante ne sont placés là par hasard. Il comprend que personne ne prend la place de personne car TOUT est à sa place, utile à la manifestation même de la vie et à la gloire de son Créateur. L’intelligence ainsi manifestée, jubile, exulte et libère une énergie fabuleuse. Une joie. Et aussi un ordre. Mais un ordre sans hiérarchie véritable, un ordre qui nous lie les uns aux autres par un destin commun : celui de servir. Sans aucune autre destination que celle de servir la beauté et la bonté du monde.
Source: Rose Fourcaut – Paris, 1995
jeudi 17 mars 2011
Décorer le puit
Les constructeurs du moyen âge ne procédaient pas autrement que nous pour percer des puits. Creusant un trou cylindrique, ils y plaçaient un rouet de bois de chêne, sur lequel on élevait le mur en tour ronde. Déblayant peu à peu sous le rouet, celui-ci descendait avec la portion de maçonnerie qu'il supportait; on complétait, à mesure de l'abaissement du rouet, cette maçonnerie cylindrique dans la partie supérieure.
Il existe encore un grand nombre de puits du moyen âge dans nos vieilles villes, dans les châteaux, les cloîtres, les palais et les maisons. Ils sont revêtus de pierres de taille; leur diamètre est très-variable. Il est des puits qui n'ont que trois pieds de diamètre dans œuvre, d'autres qui ont jusqu'à deux et trois toises.

Presque toutes les églises possèdent un puits, soit percé dans une crypte, soit dans un collatéral. Ces puits avaient primitivement été creusés pour les besoins des constructeurs; l'édifice terminé, on posait une margelle à leur orifice, et ils étaient réservés au service du culte. La plupart des cloîtres de monastères étaient pourvus d'un puits, quand la situation des lieux ne permettait pas d'avoir une fontaine à fleur de terre. Les margelles de ces puits sont taillées avec soin, souvent dans un seul morceau de pierre, et ornées de sculptures. L'eau était tirée au moyen d'un seau suspendu à une corde roulant sur une poulie; la suspension de la poulie devenait un motif de décoration, parfois très-heureusement conçu. Le seau d'extraction de l'eau étant fixé à la corde, pour jeter cette eau dans le vase transportable, il était souvent pratiqué autour de la margelle une sorte de caniveau avec gargouille. On voit encore de ces margelles dans nos cloîtres ou nos vieux palais1. La figure 1 présente l'une d'elles, appartenant au XIIIe siècle.
Sur les places des villes on creusait de larges puits, si la situation des localités ne permettait pas l'établissement d'une fontaine. Un des plus remarquables ouvrages en ce genre est le puits principal de la cité de Carcassonne. Le forage de ce puits est fait à travers un énorme banc de grès, et remonte vraisemblablement à une assez haute antiquité. Son diamètre intérieur est de 2m,57. La profondeur actuelle est de 30m,20. La nappe d'eau s'élève parfois jusqu'à 6m,30 de hauteur, mais il est souvent à sec et en partie comblé. Une vieille tradition prétendait qu'avant d'abandonner Carcassonne, les Wisigoths avaient jeté dans ce puits une partie de leurs trésors; mais les fouilles faites à diverses reprises, et notamment depuis peu, n'ont fait sortir du gouffre que de la vase et des débris sans valeur. Ce puits est aujourd'hui couronné par une margelle du XIVe siècle, de grès, dont la disposition est curieuse. Le bahut de grès, d'un mètre de hauteur et de 0m,22 d'épaisseur, supporte trois piles monolithes qui étaient reliées à leur sommet par trois poutres (fig. 2). À chacune de ces poutres était suspendue une poulie. Ainsi, trois personnes en même temps pouvaient puiser de l'eau. En A, est tracé le plan de ce puits; en B, son élévation.

Dans la même cité, sur une petite place, il existe un autre puits également creusé dans le roc, mais d'un plus faible diamètre, dont la margelle et la suspension de la poulie méritent d'être signalées. Nous donnons (fig. 3) en A le plan, et en B l'élévation de ce monument, qui date, comme le précédent, du XIVe siècle. Ici la traverse qui relie les deux piles est de grès et d'un seul morceau. En C, nous avons tracé le détail des bases des piles qui font corps avec le pilastre pénétrant dans la margelle, afin d'éviter les dévers des deux monolithes. La profondeur de ce puits est de 21m,40, et la nappe d'eau de 3m,50.

On ne disposait pas toujours de matériaux assez résistants pour se permettre l'emploi de piles et de traverses de pierre d'une aussi faible épaisseur; alors l'appareil nécessaire à l'attache des poulies était fabriqué en fer et scellé sur une margelle de pierre de taille. Il existe encore dans quelques villes de France des puits ayant conservé leurs armatures de fer des XVe et XVIe siècles.
Si les puits placés extérieurement sur la voie publique étaient d'une grande simplicité, ceux qui s'ouvraient dans les églises où les cloîtres étaient souvent très-richement ornés. Leurs margelles, les supports des poulies, devenaient un motif de décoration. Il existait autrefois, dans le bas côté sud de la cathédrale de Strasbourg, un puits très-riche, taillé dans de la pierre de grès. Sa margelle était tracée sur plan hexagonal. Sur trois des faces, s'élevaient trois piles qui supportaient trois linteaux se réunissant au centre de l'hexagone (voy. le plan A, fig. 4), et soutenant, à leur point de jonction, la poulie attachée à un cul-de-lampe. Les trois linteaux étaient ornés d'arcs avec roses et redents. Une corniche couronnait ces linteaux.

La margelle reposait sur une marche C entourée d'un caniveau saillant D, pour éviter que l'eau échappée des seaux ne se répandît sur le pavé de l'église. Ce puits datait du XIVe siècle, et ne fut enlevé que pendant le dernier siècle.
Beaucoup de cryptes possédaient des puits, dont les eaux passaient souvent pour miraculeuses. On en voit un encore fort ancien dans la crypte de l'église de Pierrefonds (prieuré), dont l'eau guérit, dit-on, des fièvres intermittentes.
Il n'est guère besoin de dire que les tours des châteaux, les donjons, étaient munis de puits creusés et revêtus avec le plus grand soin. Le donjon de Coucy possède son puits, très-large et profond
Un grand rouet avec treuil servait à enlever les seaux. Dans l'une des tours de la porte Narbonnaise, à Carcassonne (celle de droite, en entrant dans la ville), il existe un puits très-large au milieu de la salle basse, et peu profond; l'eau n'étant qu'à quelques mètres du sol. La margelle de ce puits, peu élevée au-dessus du pavé, n'est qu'un caniveau circulaire avec déversoir. Plusieurs personnes pouvaient tirer de l'eau et remplir très-rapidement ainsi un tonneau ou un grand vaisseau. Beaucoup d'autres tours de la cité de Carcassonne possèdent des puits. Celle de Saint-Nazaire en renferme un à deux orifices, l'un au niveau des lisses extérieures, l'autre au niveau du premier étage.
Dans les bâtiments du XIIIe siècle de l'abbaye de Château-Landon (Seine-et-Marne), on voit encore un puits de 1m,05 de diamètre, qui était disposé de manière à desservir plusieurs étages, ainsi que l'indique la coupe C (fig. 5). Ce puits, dont le plan est tracé en A, est pris dans un contre-fort saillant à l'extérieur du bâtiment. La manœuvre du montage des seaux se faisait seulement à l'étage B (voy. la coupe C) au moyen d'un treuil à rouet. On voit encore en a, a', les trous carrés faits dans la pierre, ou plutôt ménagés dans une hauteur d'assise, qui servaient à passer l'arbre du treuil roulant dans le milieu d'une pièce de bois bien équarrie et de 25 centimètres de côté. La corde du puits faisant un ou deux tours sur le tambour b de ce treuil (voy. le plan A' et la coupe D), les seaux étaient suspendus à deux poulies obliques e fixées à la partie supérieure, en g; de sorte qu'en appuyant sur le rouet, soit dans un sens, soit dans l'autre, on faisait monter les seaux au niveau de l'un des étages, où ils étaient arrêtés par la personne chargée de recueillir leur contenu. Ce mécanisme fort simple est indiqué par le plan A' et par la coupe D.

Dans les cours des maisons et palais du moyen âge, on trouve encore des puits d'une forme assez élégante.
La petite cour de service de l'hôtel de la Trémoille, à Paris, en possédait un dont la margelle était d'un beau galbe. Souvent ces puits étaient adossés aux cuisines, aux écuries, et la poulie alors était suspendue à un corbeau saillant engagé dans la maçonnerie au-dessus de la margelle. Ces corbeaux figuraient des animaux portant entre leurs pattes la poulie, ou bien des demi-arcatures avec redents, rosaces, etc. Le puits des cuisines du palais des ducs de Bourgogne, à Dijon, possède encore son support de poulie, lequel figure un lion issant de la muraille. Les puits sont fréquemment chargés d'armoiries, d'emblèmes, de devises, d'inscriptions.

Voici (fig. 6) un joli puits, encore entier, dans une cour d'une maison, de la petite ville de Montréal (Yonne). La margelle, octogonale à l'extérieur, est circulaire à l'intérieur. Deux piles tenant à deux des côtés de l'octogone (voy. le plan) portent un linteau de pierre auquel la poulie est suspendue. Sur l'une de ces piles on voit un écusson orlé, chargé d'un écureuil (voy. le détail A), et au-dessous, un petit cartouche sur lequel est gravée l'inscription suivante: Jehan de Brie m'a fait faire en l'an 1526. N'était cette inscription, on pourrait assigner à ce puits une date beaucoup plus ancienne, car il a tous les caractères du commencement du XVe siècle (voy. les profils B).
La renaissance creusa des puits dont les margelles sont souvent sculptées avec beaucoup d'art et de finesse: on en voit de très-belles à Troyes, à Orléans, à Sens, à Tours, etc.
Il existe encore un grand nombre de puits du moyen âge dans nos vieilles villes, dans les châteaux, les cloîtres, les palais et les maisons. Ils sont revêtus de pierres de taille; leur diamètre est très-variable. Il est des puits qui n'ont que trois pieds de diamètre dans œuvre, d'autres qui ont jusqu'à deux et trois toises.
Presque toutes les églises possèdent un puits, soit percé dans une crypte, soit dans un collatéral. Ces puits avaient primitivement été creusés pour les besoins des constructeurs; l'édifice terminé, on posait une margelle à leur orifice, et ils étaient réservés au service du culte. La plupart des cloîtres de monastères étaient pourvus d'un puits, quand la situation des lieux ne permettait pas d'avoir une fontaine à fleur de terre. Les margelles de ces puits sont taillées avec soin, souvent dans un seul morceau de pierre, et ornées de sculptures. L'eau était tirée au moyen d'un seau suspendu à une corde roulant sur une poulie; la suspension de la poulie devenait un motif de décoration, parfois très-heureusement conçu. Le seau d'extraction de l'eau étant fixé à la corde, pour jeter cette eau dans le vase transportable, il était souvent pratiqué autour de la margelle une sorte de caniveau avec gargouille. On voit encore de ces margelles dans nos cloîtres ou nos vieux palais1. La figure 1 présente l'une d'elles, appartenant au XIIIe siècle.
Sur les places des villes on creusait de larges puits, si la situation des localités ne permettait pas l'établissement d'une fontaine. Un des plus remarquables ouvrages en ce genre est le puits principal de la cité de Carcassonne. Le forage de ce puits est fait à travers un énorme banc de grès, et remonte vraisemblablement à une assez haute antiquité. Son diamètre intérieur est de 2m,57. La profondeur actuelle est de 30m,20. La nappe d'eau s'élève parfois jusqu'à 6m,30 de hauteur, mais il est souvent à sec et en partie comblé. Une vieille tradition prétendait qu'avant d'abandonner Carcassonne, les Wisigoths avaient jeté dans ce puits une partie de leurs trésors; mais les fouilles faites à diverses reprises, et notamment depuis peu, n'ont fait sortir du gouffre que de la vase et des débris sans valeur. Ce puits est aujourd'hui couronné par une margelle du XIVe siècle, de grès, dont la disposition est curieuse. Le bahut de grès, d'un mètre de hauteur et de 0m,22 d'épaisseur, supporte trois piles monolithes qui étaient reliées à leur sommet par trois poutres (fig. 2). À chacune de ces poutres était suspendue une poulie. Ainsi, trois personnes en même temps pouvaient puiser de l'eau. En A, est tracé le plan de ce puits; en B, son élévation.
Dans la même cité, sur une petite place, il existe un autre puits également creusé dans le roc, mais d'un plus faible diamètre, dont la margelle et la suspension de la poulie méritent d'être signalées. Nous donnons (fig. 3) en A le plan, et en B l'élévation de ce monument, qui date, comme le précédent, du XIVe siècle. Ici la traverse qui relie les deux piles est de grès et d'un seul morceau. En C, nous avons tracé le détail des bases des piles qui font corps avec le pilastre pénétrant dans la margelle, afin d'éviter les dévers des deux monolithes. La profondeur de ce puits est de 21m,40, et la nappe d'eau de 3m,50.
On ne disposait pas toujours de matériaux assez résistants pour se permettre l'emploi de piles et de traverses de pierre d'une aussi faible épaisseur; alors l'appareil nécessaire à l'attache des poulies était fabriqué en fer et scellé sur une margelle de pierre de taille. Il existe encore dans quelques villes de France des puits ayant conservé leurs armatures de fer des XVe et XVIe siècles.
Si les puits placés extérieurement sur la voie publique étaient d'une grande simplicité, ceux qui s'ouvraient dans les églises où les cloîtres étaient souvent très-richement ornés. Leurs margelles, les supports des poulies, devenaient un motif de décoration. Il existait autrefois, dans le bas côté sud de la cathédrale de Strasbourg, un puits très-riche, taillé dans de la pierre de grès. Sa margelle était tracée sur plan hexagonal. Sur trois des faces, s'élevaient trois piles qui supportaient trois linteaux se réunissant au centre de l'hexagone (voy. le plan A, fig. 4), et soutenant, à leur point de jonction, la poulie attachée à un cul-de-lampe. Les trois linteaux étaient ornés d'arcs avec roses et redents. Une corniche couronnait ces linteaux.
La margelle reposait sur une marche C entourée d'un caniveau saillant D, pour éviter que l'eau échappée des seaux ne se répandît sur le pavé de l'église. Ce puits datait du XIVe siècle, et ne fut enlevé que pendant le dernier siècle.
Beaucoup de cryptes possédaient des puits, dont les eaux passaient souvent pour miraculeuses. On en voit un encore fort ancien dans la crypte de l'église de Pierrefonds (prieuré), dont l'eau guérit, dit-on, des fièvres intermittentes.
Il n'est guère besoin de dire que les tours des châteaux, les donjons, étaient munis de puits creusés et revêtus avec le plus grand soin. Le donjon de Coucy possède son puits, très-large et profond
Un grand rouet avec treuil servait à enlever les seaux. Dans l'une des tours de la porte Narbonnaise, à Carcassonne (celle de droite, en entrant dans la ville), il existe un puits très-large au milieu de la salle basse, et peu profond; l'eau n'étant qu'à quelques mètres du sol. La margelle de ce puits, peu élevée au-dessus du pavé, n'est qu'un caniveau circulaire avec déversoir. Plusieurs personnes pouvaient tirer de l'eau et remplir très-rapidement ainsi un tonneau ou un grand vaisseau. Beaucoup d'autres tours de la cité de Carcassonne possèdent des puits. Celle de Saint-Nazaire en renferme un à deux orifices, l'un au niveau des lisses extérieures, l'autre au niveau du premier étage.
Dans les bâtiments du XIIIe siècle de l'abbaye de Château-Landon (Seine-et-Marne), on voit encore un puits de 1m,05 de diamètre, qui était disposé de manière à desservir plusieurs étages, ainsi que l'indique la coupe C (fig. 5). Ce puits, dont le plan est tracé en A, est pris dans un contre-fort saillant à l'extérieur du bâtiment. La manœuvre du montage des seaux se faisait seulement à l'étage B (voy. la coupe C) au moyen d'un treuil à rouet. On voit encore en a, a', les trous carrés faits dans la pierre, ou plutôt ménagés dans une hauteur d'assise, qui servaient à passer l'arbre du treuil roulant dans le milieu d'une pièce de bois bien équarrie et de 25 centimètres de côté. La corde du puits faisant un ou deux tours sur le tambour b de ce treuil (voy. le plan A' et la coupe D), les seaux étaient suspendus à deux poulies obliques e fixées à la partie supérieure, en g; de sorte qu'en appuyant sur le rouet, soit dans un sens, soit dans l'autre, on faisait monter les seaux au niveau de l'un des étages, où ils étaient arrêtés par la personne chargée de recueillir leur contenu. Ce mécanisme fort simple est indiqué par le plan A' et par la coupe D.
Dans les cours des maisons et palais du moyen âge, on trouve encore des puits d'une forme assez élégante.
La petite cour de service de l'hôtel de la Trémoille, à Paris, en possédait un dont la margelle était d'un beau galbe. Souvent ces puits étaient adossés aux cuisines, aux écuries, et la poulie alors était suspendue à un corbeau saillant engagé dans la maçonnerie au-dessus de la margelle. Ces corbeaux figuraient des animaux portant entre leurs pattes la poulie, ou bien des demi-arcatures avec redents, rosaces, etc. Le puits des cuisines du palais des ducs de Bourgogne, à Dijon, possède encore son support de poulie, lequel figure un lion issant de la muraille. Les puits sont fréquemment chargés d'armoiries, d'emblèmes, de devises, d'inscriptions.
Voici (fig. 6) un joli puits, encore entier, dans une cour d'une maison, de la petite ville de Montréal (Yonne). La margelle, octogonale à l'extérieur, est circulaire à l'intérieur. Deux piles tenant à deux des côtés de l'octogone (voy. le plan) portent un linteau de pierre auquel la poulie est suspendue. Sur l'une de ces piles on voit un écusson orlé, chargé d'un écureuil (voy. le détail A), et au-dessous, un petit cartouche sur lequel est gravée l'inscription suivante: Jehan de Brie m'a fait faire en l'an 1526. N'était cette inscription, on pourrait assigner à ce puits une date beaucoup plus ancienne, car il a tous les caractères du commencement du XVe siècle (voy. les profils B).
La renaissance creusa des puits dont les margelles sont souvent sculptées avec beaucoup d'art et de finesse: on en voit de très-belles à Troyes, à Orléans, à Sens, à Tours, etc.
vendredi 18 février 2011
La Plantation des arbres
Quand planter ?
- Les végétaux vendus à racines nues peuvent être plantés de la fin octobre à fin mars.
- Les végétaux vendus en conteneurs peuvent être plantés toute l'année (avec une préférence de septembre à mai).
- Les végétaux en motte, seront mis en place d'octobre à avril.
- Les végétaux vendus en conteneurs peuvent être plantés toute l'année (avec une préférence de septembre à mai).
- Les végétaux en motte, seront mis en place d'octobre à avril.
La préparation du trou de plantation
Dimensions
Cette étape consiste en la réalisation d'un trou d'un volume deux à trois fois supérieur au volume des racines, de la motte ou du conteneur du végétal à planter.
Cela peut paraître énorme, mais de cette façon le système racinaire de votre plante se développera plus rapidement et permettra ainsi une meilleure reprise donc une bonne croissance de la plante.
Si vous vous contentez de faire un trou de plantation égal au volume du système racinaire de la plante, ne soyez pas étonné de voir vos plantations végéter. En effet, le terrain est très souvent tassé et lorsque que vous creusez, les parois et le fond restent très durs. La cavité devient automatiquement un véritable puisard ; les racines se trouvent alors noyées et la plante (si elle ne meurt pas par asphyxie racinaire) éprouve beaucoup de difficultés à se développer.
Nature du sol
Si la terre de votre trou est de bonne qualité vous pourrez vous en resservir lors de la plantation mais si ce n'est pas le cas il faudra l'évacuer et la remplacer.
Au fond du trou il se peut que l'on rencontre une couche de terre imperméable, il faudra alors effectuer un drainage constitué de gravier et de sable. Il permettra au surplus d'eau de ne pas stagner au niveau des racines.
Lors de la plantation sera fait un apport de terreau et de fumure (fumier,etc...). Les matières fertilisantes devront être mélangées à la moitié inférieure du trou. (Eviter le contact du fumier ou du compost avec les racines afin de supprimer tous risques de brûlures).
Préparation du végétal
Pour les végétaux en motte
La préparation se réduit à un simple équilibrage.
Pour les végétaux à racines nues
L'arrachage fausse l'équilibre entre le système radiculaire et le système aérien. Une taille adaptée est donc indispensable :
- - tailler court les arbres supportant bien la taille (ex : Acacia, Charme, Érable, Peuplier, Platane, Saule...)
- - tailler long ou se contenter de nettoyer les espèces supportant moins bien la taille (ex : Chêne, Hêtre, Mûrier, Tilleul...)
- - raccourcir de moitié les branches des arbustes et arbres à fruits à noyaux.
- - raccourcir du tiers les branches des arbres et arbustes à fruits à pépins.
Pour les arbres isolés de grande taille et les arbres d'alignement, il convient de conserver une flèche (axe dominant) bien formée.
On taillera d'autant plus court les branches que les racines en présence sont réduites.
Mise en place des arbres et arbustes à racines nues
La plante est posée sur une butte de terre préalablement tassée (constituée par exemple de terreau, tourbe ou bonne terre) . Cette butte permet ainsi de porter le collet très légèrement au dessus du sol. Ne jamais faire remonter les racines le long des parois du trou et ne pas les enrouler autour de la butte.
Recouvrir les racines de terre (par exemple, la même que celle qui a servi à constituer la butte) que l'on fait pénétrer entre les interstices. Tasser régulièrement et combler le trou de plantation en formant une cuvette d'un diamètre égal à celui occupé par les racines, ce qui permettra un arrosage efficace.
Dans le cas des arbres formés en tige, il convient de prévoir un tuteur destiné à soutenir le tronc. Le placer entre le vent dominant et le tronc. Un bon tuteur est indispensable pour la reprise.
Mise en place des végétaux en motte ou en conteneur
Pour les végétaux dont la motte est entourée d'une tontine (toile de jute), afin de préserver l'intégralité de la motte, il est préférable de la déballer dans le trou de plantation. Dans les autres cas (pot de terre, conteneur) il convient de supprimer cet emballage sans casser la motte.
On enterre ensuite la motte en rapportant de la terre par couches successives et en tassant sans piétiner de façon à ce que la partie supérieure de la motte se trouve à 4 ou 5 cm en dessous du niveau du sol.
Le tuteurage intervient dans ce cas après la mise en place du végétal. Il peut être posé de biais face au vent dominant.
L'arrosage
A la plantation, il permet de mettre en contact les racines avec la terre. Il doit être effectué immédiatement après la plantation même en cas de pluie.
Pendant la première année de plantation, il convient d'apporter régulièrement à la plante une quantité d'eau suffisante pour combler le manque dû à une faible exploration du sol par les racines.
jeudi 17 février 2011
Construire un silo à compost
Construire un silo à compost
Votre jardin regorge de matériaux bons à composter ? Discret, facile d’utilisation, adoptez le silo à compost. Voici le modèle de celui utilisé dans les jardins de Terre vivante.
A vos outils
Voici le modèle d'un silo utilisé dans les jardins de Terre vivante. Ses avantages sont :- sa conception, très simple,
- l'utilisation de matériaux peu onéreux,
- une manutention du compost facilitée.
- Il est composé de deux compartiments solidaires (dimensions : 1 mètre en tous sens pour chaque compartiment), chacun pouvant s'ouvrir sur le devant, de façon à avoir accès au compost. La contenance de chacun de ces compartiments est d'un mètre cube (1).
- Prenez soin de le placer à l'ombre d'un arbre ou d'une haie, de façon à être à l'abri du vent et du plein soleil.
Le matériel nécessaire
- 12 piquets en châtaigner, d'1,50 m de haut, taillés à l'équerre sur 2 faces ;
- 10 longueurs de 2 mètres de planches, de 27 mm d'épaisseur et de 25 cm de large environ* ;
- 6 planches de coffrage de 2 m de long et 15 cm de large ;
- 2 tasseaux de 3 x 4 cm de section et d'1,20 m de long ;
- des vis cruciformes de 50 mm.
Mise en place de l'ossature
1. Plantez 8 des piquets de châtaigner pour former le cadre des deux silos ; il doit rester 1.10 m minimum hors sol. 2. Vissez dessus les planches comme suit :- utilisez 4 planches pour le fond ;
- coupez les 6 autres à dimension pour les parois latérales et la paroi de séparation;
- laissez un jour de 2 à 3 cm entre chaque planche : cet espace libre permettra une aération du tas de compost, cette circulation de l'air étant indispensable à une bonne fermentation.
Réalisation des deux portes frontales
En fait de portes, il s'agit de pouvoir ouvrir et fermer les silos par un système très simple de planches coulissantes, facilement maniables.1. Plantez les 4 piquets de châtaigner restants en vis à vis des 4 piquets déjà en place, en laissant un espace de 4 cm environ ; jumelés 2 par 2, ces piquets serviront de guide.
2. Découpez les planches de coffrage à dimension : elles doivent pouvoir coulisser sans effort dans les guides ainsi réalisés.
Réalisation des renforts
Le cadre des silos peut avoir tendance à travailler, une fois les silos remplis. Pour les rigidifier, une astuce toute simple : les parois latérales sont rendues solidaires par la mise en place des 2 tasseaux, chacun étant muni d'une encoche à son extrémité. Ces tasseaux sont enlevés quand vous intervenez dans les silos, et remis aussitôt après.
Variante
Dans un grand jardin, vous pouvez très bien envisager de travailler avec trois silos. Ceci offre deux avantages :- réaliser un premier compost à la fin du printemps et un deuxième à l'automne ;
- permettre un deuxième brassage (lors du transfert du silo 2 au silo 3), et vérifier ainsi le bon déroulement du compostage tout en accélérant le processus.
Du bon usage des silos à compost
Les matériaux secs (bois de taille, tiges séchées de fleurs, feuilles...) sont mis en tas au fur et à mesure de la saison, dans le deuxième silo (silo n° 2). Pendant ce temps, le premier (silo n° 1) est plein du compost de l'année, en cours de réalisation. Il reçoit quotidiennement les matériaux humides qui fermentent rapidement (restes de cuisine, tontes de pelouse...), incorporés au compost en formation au fur et à mesure des apports.A l'automne, le silo n° 1 est vidé : le compost obtenu est quasiment parfait, grumeleux, sent bon l'humus... Bref, il est prêt à l'emploi.
Le contenu du silo n° 2 (matériaux secs) est alors versé dans le silo vacant n° 1. Y sont ajoutés et mélangés les matériaux issus du nettoyage du jardin, abondants à cette époque de l'année : restes de culture, feuilles mortes... Si vous en avez la possibilité, ajoutez-y un peu de fumier, un matériau excellent pour le compost. Le processus de compostage va alors se faire, tout naturellement. Il faudra 8 à 12 mois pour obtenir un compost mûr. Seule contrainte : le surveiller, principalement en été ; s'il fait très sec, n'hésitez pas à l'arroser.
Planter un amandier
L'amandier livré en racines nues se plante d'octobre à avril. Si vous ne pouvez pas le planter sous 8 jours, nous vous conseillons de mettre votre arbre en jauge dans un endroit ombragé de votre jardin. Pour la plantation, creusez un trou d'environ 50-60cm de profondeur et 80-100cm de large, de façon à bien ameublir la terre. Retirez les cailloux et les racines de mauvaises herbes. Placez au fond du trou de plantation environ 150g de corne torréfiée (soit deux poignées) à mélanger à la terre, rebouchez de moitié le trou avec de la terre additionnée de terreau plantation si nécéssaire et de fumier composté type Fumélite (1-2 pelletées). Recoupez l'extrémité des racines de l'arbre pour rafraîchir les coupes, faîtes tremper les racines dans un pralin (sorte de boue dans laquelle on enrobe les racines et qui assure une meilleure reprise), n'oubliez pas de placer un tuteur afin de maintenir l'arbre droit et installez votre arbre le colet au niveau du sol (on le repère grâce au bourelet à la jonction des racines et du tronc), comblez le trou de plantation avec la terre extraite éventuellement amendée de terreau plantation, tassez au pied de l'arbre en formant une cuvette et arrosez abondamment (15-20 litres d'eau) afin d'assurer une bonne cohésion entre les racines et la terre. Terminez par une taille des rameaux à environ 25-30cm de longueur par rapport au tronc, de préférence au dessus d'un bourgeon placé vers l'extérieur de la ramure et ne conservez que les 3 à 5 branches les mieux placées.
vendredi 11 février 2011
Inscription à :
Articles (Atom)



