vendredi 18 février 2011

La Plantation des arbres


Quand planter ?
  - Les végétaux vendus à racines nues peuvent être plantés de la fin octobre à fin mars.
  - Les végétaux vendus en conteneurs peuvent être plantés toute l'année (avec une préférence de septembre à mai).
  - Les végétaux en motte, seront mis en place d'octobre à avril.

La préparation du trou de plantation

Dimensions

  Cette étape consiste en la réalisation d'un trou d'un volume deux à trois fois supérieur au volume des racines, de la motte ou du conteneur du végétal à planter.
  Cela peut paraître énorme, mais de cette façon le système racinaire de votre plante se développera plus rapidement et permettra ainsi une meilleure reprise donc une bonne croissance de la plante.
  Si vous vous contentez de faire un trou de plantation égal au volume du système racinaire de la plante, ne soyez pas étonné de voir vos plantations végéter. En effet, le terrain est très souvent tassé et lorsque que vous creusez, les parois et le fond restent très durs. La cavité devient automatiquement un véritable puisard ; les racines se trouvent alors noyées et la plante (si elle ne meurt pas par asphyxie racinaire) éprouve beaucoup de difficultés à se développer.

Nature du sol

   Si la terre de votre trou est de bonne qualité vous pourrez vous en resservir lors de la plantation mais si ce n'est pas le cas il faudra l'évacuer et la remplacer.
  Au fond du trou il se peut que l'on rencontre une couche de terre imperméable, il faudra alors effectuer un drainage constitué de gravier et de sable. Il permettra au surplus d'eau de ne pas stagner au niveau des racines.
  Lors de la plantation sera fait un apport de terreau et de fumure (fumier,etc...). Les matières fertilisantes devront être mélangées à la moitié inférieure du trou. (Eviter le contact du fumier ou du compost avec les racines afin de supprimer tous risques de brûlures).

Préparation du végétal

Pour les végétaux en motte

La préparation se réduit à un simple équilibrage.

Pour les végétaux à racines nues 

   L'arrachage fausse l'équilibre entre le système radiculaire et le système aérien. Une taille adaptée est donc indispensable :
  • - tailler court les arbres supportant bien la taille (ex : Acacia, Charme, Érable, Peuplier, Platane, Saule...)
  • - tailler long ou se contenter de nettoyer les espèces supportant moins bien la taille (ex : Chêne, Hêtre, Mûrier, Tilleul...)
  • - raccourcir de moitié les branches des arbustes et arbres à fruits à noyaux.
  • - raccourcir du tiers les branches des arbres et arbustes à fruits à pépins.
   Pour les arbres isolés de grande taille et les arbres d'alignement, il convient de conserver une flèche (axe dominant) bien formée.
  On taillera d'autant plus court les branches que les racines en présence sont réduites.

Mise en place des arbres et arbustes à racines nues

  La plante est posée sur une butte de terre préalablement tassée (constituée par exemple de terreau, tourbe ou bonne terre) . Cette butte permet ainsi de porter le collet très légèrement au dessus du sol. Ne jamais faire remonter les racines le long des parois du trou et ne pas les enrouler autour de la butte.
  Recouvrir les racines de terre (par exemple, la même que celle qui a servi à constituer la butte) que l'on fait pénétrer entre les interstices. Tasser régulièrement et combler le trou de plantation en formant une cuvette d'un diamètre égal à celui occupé par les racines, ce qui permettra un arrosage efficace.
  Dans le cas des arbres formés en tige, il convient de prévoir un tuteur destiné à soutenir le tronc. Le placer entre le vent dominant et le tronc. Un bon tuteur est indispensable pour la reprise.

Mise en place des végétaux en motte ou en conteneur

  Pour les végétaux dont la motte est entourée d'une tontine (toile de jute), afin de préserver l'intégralité de la motte, il est préférable de la déballer dans le trou de plantation. Dans les autres cas (pot de terre, conteneur) il convient de supprimer cet emballage sans casser la motte.
  On enterre ensuite la motte en rapportant de la terre par couches successives et en tassant sans piétiner de façon à ce que la partie supérieure de la motte se trouve à 4 ou 5 cm en dessous du niveau du sol.
  Le tuteurage intervient dans ce cas après la mise en place du végétal. Il peut être posé de biais face au vent dominant.

L'arrosage

  A la plantation, il permet de mettre en contact les racines avec la terre. Il doit être effectué immédiatement après la plantation même en cas de pluie.
  Pendant la première année de plantation, il convient d'apporter régulièrement à la plante une quantité d'eau suffisante pour combler le manque dû à une faible exploration du sol par les racines.

jeudi 17 février 2011

Construire un silo à compost

Construire un silo à compost


© Jean-Jacques Raynal
legende © Jean-Jacques Raynal
Votre jardin regorge de matériaux bons à composter ? Discret, facile d’utilisation, adoptez le silo à compost. Voici le modèle de celui utilisé dans les jardins de Terre vivante.
Le compostage des "déchets" du jardin n'est pas en soi quelque chose de compliqué. Un bon mélange des matériaux disponibles - tontes de gazon, restes de culture, feuilles mortes... -, un ou deux brassages, deux ou trois arrosages : en quelques mois, ces matériaux grossiers se transformeront en une matière première précieuse pour les plantes comme pour le sol. Le compostage en silo est bien adapté pour un jardin de taille moyenne - 400 ou 500 m2 -, comprenant un potager de 50 à 100 m2, une pelouse, des arbres.... Son principal avantage est de tenir peu de place. Les matériaux à composter sont stockés à l'abri des regards, tout au long de la saison de jardinage. L'élaboration du compost se fait avec un minimum de manutention.

A vos outils

Voici le modèle d'un silo utilisé dans les jardins de Terre vivante. Ses avantages sont :
  • sa conception, très simple,
  • l'utilisation de matériaux peu onéreux,
  • une manutention du compost facilitée.
  • Il est composé de deux compartiments solidaires (dimensions : 1 mètre en tous sens pour chaque compartiment), chacun pouvant s'ouvrir sur le devant, de façon à avoir accès au compost. La contenance de chacun de ces compartiments est d'un mètre cube (1).
  • Prenez soin de le placer à l'ombre d'un arbre ou d'une haie, de façon à être à l'abri du vent et du plein soleil.

Le matériel nécessaire

  •  12 piquets en châtaigner, d'1,50 m de haut, taillés à l'équerre sur 2 faces ;
  •  10 longueurs de 2 mètres de planches, de 27 mm d'épaisseur et de 25 cm de large environ* ;
  •  6 planches de coffrage de 2 m de long et 15 cm de large ;
  •  2 tasseaux de 3 x 4 cm de section et d'1,20 m de long ;
  •  des vis cruciformes de 50 mm.
* Vous pouvez très bien utiliser des planches non délignées, plus économiques et tout aussi efficaces ici.

Mise en place de l'ossature

©Christian Galinet©Christian Galinet
1. Plantez 8 des piquets de châtaigner pour former le cadre des deux silos ; il doit rester 1.10 m minimum hors sol. 2. Vissez dessus les planches comme suit :
- utilisez 4 planches pour le fond ;
- coupez les 6 autres à dimension pour les parois latérales et la paroi de séparation;
- laissez un jour de 2 à 3 cm entre chaque planche : cet espace libre permettra une aération du tas de compost, cette circulation de l'air étant indispensable à une bonne fermentation.

Réalisation des deux portes frontales

©Christian Galinet©Christian Galinet
En fait de portes, il s'agit de pouvoir ouvrir et fermer les silos par un système très simple de planches coulissantes, facilement maniables.
1. Plantez les 4 piquets de châtaigner restants en vis à vis des 4 piquets déjà en place, en laissant un espace de 4 cm environ ; jumelés 2 par 2, ces piquets serviront de guide.
2. Découpez les planches de coffrage à dimension : elles doivent pouvoir coulisser sans effort dans les guides ainsi réalisés.

Réalisation des renforts

©Christion Galinet©Christion Galinet
Le cadre des silos peut avoir tendance à travailler, une fois les silos remplis. Pour les rigidifier, une astuce toute simple : les parois latérales sont rendues solidaires par la mise en place des 2 tasseaux, chacun étant muni d'une encoche à son extrémité. Ces tasseaux sont enlevés quand vous intervenez dans les silos, et remis aussitôt après.

Variante

Dans un grand jardin, vous pouvez très bien envisager de travailler avec trois silos. Ceci offre deux avantages :
  • réaliser un premier compost à la fin du printemps et un deuxième à l'automne ;
  • permettre un deuxième brassage (lors du transfert du silo 2 au silo 3), et vérifier ainsi le bon déroulement du compostage tout en accélérant le processus.

Du bon usage des silos à compost

Les matériaux secs (bois de taille, tiges séchées de fleurs, feuilles...) sont mis en tas au fur et à mesure de la saison, dans le deuxième silo (silo n° 2). Pendant ce temps, le premier (silo n° 1) est plein du compost de l'année, en cours de réalisation. Il reçoit quotidiennement les matériaux humides qui fermentent rapidement (restes de cuisine, tontes de pelouse...), incorporés au compost en formation au fur et à mesure des apports.
A l'automne, le silo n° 1 est vidé : le compost obtenu est quasiment parfait, grumeleux, sent bon l'humus... Bref, il est prêt à l'emploi.
Le contenu du silo n° 2 (matériaux secs) est alors versé dans le silo vacant n° 1. Y sont ajoutés et mélangés les matériaux issus du nettoyage du jardin, abondants à cette époque de l'année : restes de culture, feuilles mortes... Si vous en avez la possibilité, ajoutez-y un peu de fumier, un matériau excellent pour le compost. Le processus de compostage va alors se faire, tout naturellement. Il faudra 8 à 12 mois pour obtenir un compost mûr. Seule contrainte : le surveiller, principalement en été ; s'il fait très sec, n'hésitez pas à l'arroser.

Planter un amandier

L'amandier livré en racines nues se plante d'octobre à avril. Si vous ne pouvez pas le planter sous 8 jours, nous vous conseillons de mettre votre arbre en jauge dans un endroit ombragé de votre jardin. Pour la plantation, creusez un trou d'environ 50-60cm de profondeur et 80-100cm de large, de façon à bien ameublir la terre. Retirez les cailloux et les racines de mauvaises herbes. Placez au fond du trou de plantation environ 150g de corne torréfiée (soit deux poignées) à mélanger à la terre, rebouchez de moitié le trou avec de la terre additionnée de terreau plantation si nécéssaire et de fumier composté type Fumélite (1-2 pelletées). Recoupez l'extrémité des racines de l'arbre pour rafraîchir les coupes, faîtes tremper les racines dans un pralin (sorte de boue dans laquelle on enrobe les racines et qui assure une meilleure reprise), n'oubliez pas de placer un tuteur afin de maintenir l'arbre droit et installez votre arbre le colet au niveau du sol (on le repère grâce au bourelet à la jonction des racines et du tronc), comblez le trou de plantation avec la terre extraite éventuellement amendée de terreau plantation, tassez au pied de l'arbre en formant une cuvette et arrosez abondamment (15-20 litres d'eau) afin d'assurer une bonne cohésion entre les racines et la terre. Terminez par une taille des rameaux à environ 25-30cm de longueur par rapport au tronc, de préférence au dessus d'un bourgeon placé vers l'extérieur de la ramure et ne conservez que les 3 à 5 branches les mieux placées.

vendredi 11 février 2011


Décorer le puit


Le verger (viridarium)

Le verger (viridarium)

Le verger médiéval, c'est le viridarium (ou viridiarium), parfois le pomarium, le "vergier" en vieux français. Il peut être un jardin d'agrément à la romaine, comme le viridantia, ou viridaria d'Albert le Grand, où court la vigne. Pour les moines, il est surtout utilitaire et une source de méditation, avec de reposantes haltes sur des bancs de gazon, de bois ou de pierre.
Les arbres du verger modèle du plan de Saint-Gall sont précisées sur le manuscrit original par leurs fruits, à savoir : pommes, poire, mûre, pêche, prune, pin, sorbier, nèfle, cerise, laurier, chataîgne, figue, coing, noisette, amande et noix.


Le vergier medieval

jeudi 10 février 2011

Journal de bord

Aujourd'hui signature du compromis d'achat chez le Notaire, mais les formalités pour une signature définitive vont prendre du temps avec comme date butoir le 30 juillet 2011.
Autan dire que toute plantation d'arbre avant cette date est compromise, nous attendrons donc la Sainte Catherine pour entreprendre ces travaux.
Ce qui va nous permettre de bien choisir les différentes variétés d'arbres, et les emplacements adéquats.